On croirait lire le titre d’un album de Tintin.
Sarkozy a réuni un bonne partie du gratin politique de Québec et du Québec pour lui montrer comment bomber le torse, lécher des culs et avoir l’air important à la face du monde. L’Assemblée nationale a applaudi à tout rompre pour s’être fait dire de se tenir à sa place au sein du Canada. Malheureusement, les caméras ne nous ont pas montré à ce moment-là les tronches des trois anciens Premiers Ministres qui assistaient aux premières loges à son allocution. Ces trois anciens Premiers Ministres étaient tous d’anciens chefs péquistes: Pierre-Marc Johnson, Bernard Landry et Lucien Bouchard. Je me demande si on leur avait fourni la vaseline?
Il parle bien, le Sarko. Ses élans sur la fraternité franco-québécoise étaient même parfois émouvants, si on est de ces Québécois qui, quand un Français parle, retiennent leur respiration dans l’espoir que celui-ci leur concède quelques qualités. On comprend pourquoi la presse française le dit très people: lors de la conférence de presse avec le Premier Ministre du Canada, qui a précédé son discours devant l’Assemblée nationale, c’était “Stephen” par ci, “Stephen” par là et le tutoiement tout le long! Même à l’Assemblée nationale, si je ne me méprend, il a appelé Jean Charest par son prénom au moins une fois. Et de nous féliciter à plusieurs reprises pour notre “simplicité”. Merci Monsieur le Président!